Mes Valeurs

Fiscalité

Si je comprends volontiers que payer ses impôts n’est de loin pas chose facile pour les personnes confrontées à un budget modeste ou précaire, j’estime néanmoins qu’il est difficile de diminuer encore la pression fiscale si on veut maintenir un Etat fort pour investir dans des domaines aussi important que l’économie, la santé et le social, la formation et la culture.

Le peuple jurassien a voté en mai 2004 une baisse fiscale concernant l’impôt sur la fortune et l’impôt sur le revenu avec pour effet une baisse de 5% de la facture du contribuable et des entreprises à partir de 2005. Les effets de cette votation impliqueront également pour les années  2009 à 2020 une  diminution de 1 %  de la facture fiscale pour chaque année.

A mes yeux, payer ses impôts est un acte civique qui permet à l’état de maintenir et de développer des prestations tout comme  un moyen équitable et nécessaire de redistribution des richesses. De plus, force est de constater qu’à la course à la baisse d’impôt, le Jura ne sera pas gagnant. Il ne bénéficie en effet pas des mêmes atouts que les paradis fiscaux comme Zoug, Nidwald ou d’autres cantons situés à proximité de Zurich ou Lucerne. Dans le contexte actuel, la situation est satisfaisante. Je suis persuadée que le paramètre de la fiscalité ne détermine pas à lui seul  la volonté d’une personne ou d’une famille à venir s’établir dans le Jura. La nature de l’emploi, les possibilités de scolarisation et de structures de gardes d’enfants, l’offre culturelle de même que la qualité de vie sont certainement des éléments qui comptent de manière prépondérante dans le choix de s’installer dans une région, d'y  rester ou encore de la quitter.

Actuellement, lors des débats relatifs au budget de l’Etat, tant au niveau du Gouvernement que du Parlement, des choix doivent d'ores déjà être arrêtés  afin de limiter un déficit trop important. Une nouvelle décision de baisse supplémentaire des impôts relèverait de l'inconscience ou  alors signifierait clairement, pour la population jurassienne, la suppression de prestations de qualité. Je peux d'ores et déjà  affirmer que les prestations supprimées concerneraient des domaines aussi essentiels, que la santé, le social, l’éducation, la culture ou encore le sport.



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